Un angle de travail que je propose, en toute modestie — jamais que j'impose. La Méthode des V n'est pas une école de plus : c'est une grammaire qui articule des approches éprouvées, dans un ordre qui a du sens, et qui choisit pour chaque personne et chaque moment l'outil le plus juste.
Pourquoi cette méthode
Je n'ai pas cherché à inventer une école de plus. Franchement, il en existe déjà beaucoup, et de très sérieuses.
La Méthode des V est née d'un constat tout simple, répété séance après séance : aucune approche, prise seule, ne suffit toujours. Les thérapies cognitives éclairent admirablement nos pensées, mais butent parfois sur ce qui se joue plus profond. La thérapie des schémas descend dans ces racines anciennes, mais ne remplace pas l'action. L'hypnose ouvre des portes que la seule raison n'atteint pas, mais ne dispense pas d'y voir clair.
Alors, plutôt que de choisir une chapelle, j'ai fini par les faire travailler ensemble, dans un ordre qui a du sens. Non pas une méthode qui invente ses outils, mais une grammaire qui les articule — et qui choisit, pour chaque personne et chaque moment, l'outil le plus juste.
Sept V, une seule trajectoire
On ne descend pas en soi pour s'y perdre. On y descend pour comprendre — et l'on en remonte plus libre. Chaque V est une descente et une remontée ; mis bout à bout, ils dessinent le chemin.
Sept mouvements, non sept étapes obligatoires. Selon ce qui se joue pour vous, l'un ou l'autre passe au premier plan — et l'on y revient autant de fois que nécessaire.
Les sept mouvements
- •Voir — regarder : poser un regard lucide sur ce qui est, sans se juger.
- •Vivre — ressentir : laisser revenir ce qui a été mis de côté, et l'accueillir.
- •Vérifier — questionner : confronter ses pensées automatiques à la réalité.
- •Valoriser — reconnaître : identifier ses ressources et ce qui tient déjà debout.
- •Veiller — entretenir : installer ce qui a changé dans la durée.
- •Vibrer — se relier : retrouver l'élan, le lien aux autres et au vivant.
- •Vaincre — franchir : passer à l'acte, et poursuivre seul·e.
D'où je viens
Je n'arrive pas à ce métier par le plus court chemin, et c'est sans doute une chance.
J'ai d'abord évolué dans le monde de l'entreprise et de la performance, celui de l'exigence et des responsabilités lourdes — un monde que je connais de l'intérieur, et qui explique que j'accompagne aujourd'hui beaucoup de personnes en position de haute responsabilité. Puis je me suis formée à l'hypnose ericksonienne, et j'ai repris des études de psychologie, parce que je voulais comprendre vraiment, pas seulement appliquer des recettes.
À cinquante ans, mère de deux enfants, je suis aussi une sportive d'endurance avec une histoire compliquée avec le sport et le corps. Cette histoire-là m'a beaucoup appris : sur l'ego, sur le rapport à la performance, sur ce que « tenir » veut dire quand on tient depuis trop longtemps. Rien de ce que je propose ne vient d'un manuel seul. Cela vient aussi de ce que j'ai traversé.
Ce que la science en dit — honnêtement
- •Thérapies cognitivo-comportementales · Preuves solides : parmi les approches les mieux documentées de toute la psychologie ; des décennies de recherche soutiennent leur intérêt sur l'anxiété, l'humeur et bien d'autres difficultés.
- •Hypnose clinique · Solides, par domaines : des preuves robustes sur des terrains précis — l'inconfort physique, les procédures médicales éprouvantes, le syndrome de l'intestin irritable, certaines formes d'anxiété. La qualité des études reste inégale, et l'hypnose ericksonienne en particulier mériterait davantage de recherches en propre : je le dis comme c'est.
- •Thérapie des schémas · Prometteuse : des résultats encourageants, avec des effets modérés, notamment sur des fonctionnements profondément installés. La recherche y est encore jeune et perfectible.
- •Intégration du cycle de la vie · Émergente : une approche récente. Les retours cliniques sont encourageants sur l'anxiété, la régulation émotionnelle et les mémoires anciennes, mais les études rigoureuses manquent encore.
- •Génogramme · Outil de lecture : davantage un outil de compréhension de l'histoire familiale qu'un traitement validé par essais contrôlés.
Un angle, pas un dogme
Autrement dit : des niveaux de preuve très différents. Et c'est précisément pour cela que je propose un angle — je ne vends pas une vérité.
Je ne crois pas aux méthodes qui prétendent tout expliquer et tout résoudre. La Méthode des V est une proposition, une manière d'ordonner le travail — la mienne, nourrie de mon parcours et de lignées cliniques éprouvées. Elle vaut ce que valent l'écoute et le lien qui l'accompagnent.
Je vous la propose donc en toute modestie. Vous restez, du début à la fin, décisionnaire et acteur·rice de votre changement.
Un carnet de travail, entre nous
Lorsque nous décidons de cheminer ensemble, je vous remets un carnet de travail personnel. Ce n'est pas un document standardisé : c'est un complément construit pour vous, et qui nous appartient à tous les deux. Il sert de fil entre les séances, de trace de ce qui bouge, de repère pour les points d'étape — et, au fond, de support à votre autonomie. Une base concrète pour suivre le travail, et le poursuivre par vous-même.
Le livre
Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir la méthode par eux-mêmes, avant même d'envisager un accompagnement, j'ai écrit un livre qui la présente en entier : ses fondements, ses sept mouvements, et des trames concrètes à explorer seul·e.
Le lire ne remplace pas un accompagnement, et ce n'est pas son but : c'est une porte d'entrée. Certaines personnes y trouvent tout ce dont elles ont besoin pour avancer seules — et cela me va très bien.
« La méthode des V — Sept mouvements pour se rencontrer ».
Un mot de cadre, par honnêteté
Je suis psychopraticienne, et je considère que ce métier repose sur une formation constante — une formation qui ne s'arrêtera jamais. C'est même, à mes yeux, la condition première du sérieux : continuer d'apprendre, de se remettre en question, de confronter sa pratique aux travaux des autres.
L'accompagnement que je propose n'a pas pour but de soigner et ne guérit pas. Ce n'est ni un acte de soin, ni un diagnostic, ni un traitement. Ce que je propose est autre chose, et je crois que c'est précieux : un espace de réflexion, où l'on prend le temps de regarder ce qui se joue vraiment ; un espace de parole, où l'on peut déposer sans être jugé ce qui ne se dit nulle part ailleurs ; et un ensemble d'outils de changement — cognitifs, hypnotiques, narratifs — que vous apprenez à utiliser, et qui restent les vôtres une fois notre travail terminé.
Cet accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical, psychiatrique ou psychologique, ni à un traitement en cours. Il ne doit jamais conduire à interrompre ou modifier un traitement : cette décision relève exclusivement d'un médecin. En France, les titres de « psychologue » et de « psychothérapeute » sont réglementés et protégés. J'exerce dans le respect de ce cadre, d'une déontologie et d'une supervision régulière, et j'oriente vers les professionnels compétents chaque fois que la situation l'exige.
En cas d'urgence ou de détresse, n'attendez pas un rendez-vous : 3114 (prévention du suicide, gratuit, 24h/24 et 7j/7), 15 ou 112 (urgence vitale), 09 72 39 40 50 (SOS Amitié, écoute anonyme 24h/24).
Si, en lisant ces lignes, quelque chose résonne — une intuition, un « c'est peut-être ça qu'il me faut » — alors n'hésitez pas à me le demander. C'est souvent par là que le travail commence : par une phrase qui ose se dire.
